Sur les médias sociaux, l’anonymat d’apparence fait surgir des abimes nimbées de mystères, que sont les intelligences collectives, des créatures chimériques déversant leurs torrents de haines … mais pas que. Aujourd’hui, la pire crainte des rédacteurs de blogs, ou tout simplement des stagiaires community manager, sont les trolls ou les haters(quand bien même ces derniers participent au microcosme (voir notre article)). Grave erreur. Car si l’anonymat conforte la médiocrité humaine sous un masque de verre, l’identité numérique est le porte-étendard d’une autosuffisance parfois exécrable … notamment pour UNE espèce.
Or. Pourtant. Mais parce que je … les mots m’échappent et deviennent mes maux. Plus à ActaDiurna nous avançons dans la jungle obscure des médias sociaux, plus nous nous apercevons que de sombres créatures sont tapies dans l’ombre pourtant vêtue d’habits de lumières chatoyantes. Plus sournoises que les trolls. Plus haïssables que les haters. Plus perfides que les faux profils. Plus diaboliques que les concurrents. Les « bisounours».
Naïfs évoluant sous une drogue que l’on nomme bêtise incommensurable, ils viennent apposer leur vision onirique d’un monde parfait où la nature humaine serait un parangon de vertu à la manière de hippies bricoleurs maladroits qui se seraient cloués sur une croix de bois en haut d’une colline (se reconnaitra qui voudra).
Les grands gourous ne les prennent pas en considération dans la gestion des crises et pourtant, ils sont tel un tank peint en rose dans un jardin d’enfant-tronc, pierres tombales de chaires et sang volant en morceau sous les chenilles de la bienséance. Les « bisounours » ne cherchent pas nécessairement à vous déstabiliser ou à vous jeter au visage des relents de haines au visage, ils sont juste là à vomir leurs arcs en ciels dans vos commentaires, tant et si bien que même la technique du « Castor Géant du Nebbraska » pourrait vous faire passer pour un être perfide (chose que vous êtes certainement vu que vous nous lisez mais que vous ne souhaitez probablement pas afficher au grand jour).
Alors, comment réagir à ces attaques pleines d’amour et de bons sentiments qui viennent nuire à votre communication tant elles affichent une profonde intolérance à l’intelligence ?
1 – Qu’est-ce qu’un bisounours
Il n’y a aucun terme dans la langue française pour décrire ces spadassins de la bienséance : naïfs, candides, hippies, corréziens. Nous sommes par là même obligés de nous référer à ce dessin animé qui provoqua un tsunami de démence, une génération sacrifiée sur l’autel de l’amour inconditionnel pour des peluches névropathes. Nous devons donc faire appel à la notion de Bisounours car « le terme est passé dans le langage courant pour désigner un individu aux idées exagérément naïves ou candides. » (source Wikipédia). Car oui, ces internautes sont exagérément naïfs … à tel point qu’un singe aurait plus de bon jugement, voir un stagiaire.
Le « bisounours », au sens du web, est donc une sorte d’internaute indigeste qui vous attaque avec la pire des armes : des belles pensées qui s’inscrivent dans un monde merveilleux à des années-lumière de réalités concrètes. Au panthéon des monstres diaboliques, il occupe la première place, le trône, avec les syndicalistes je vous l’accorde. Il vit dans un marais aux couleurs chatoyantes, dont les arbres sinistres aux troncs sinueux forment d’improbables coeurs et dont l’eau croupie vomit des effluves d’amour. Sans parler des moustiques …
Le bisounours a cela d’imparable qu’il va venir vous faire l’apologie de concepts moralisateurs superficiels qui tombent dans le sens commun de « l’eau ça mouille et on est trempé » et « le feu ça brûle et on est immolé ». Face à ces êtres sournois, votre premier réflexe sera bien évidemment de les pourrir, de les démonter comme un croc-mort devant un cadavre trop grand … mais vous devrez rester stoïque au risque de perdre votre lectorat, et de vous attirer ses foudres comme un forgeron sous un orage.
Ils vous provoqueront des éruptions cutanées tant vous devrez vous contenir tant et si bien que des effluves de haines accompagneront vos journées si vous ne faites rien, au risque de commettre l’irréparable : sucrer votre café avec une mouette diabétique.
Avec les bisounours, vous apprendrez que la patience est un malade dont ils sont la peste bubonique. Pires que tous les maux du web, ils sont le mal absolu. Celui qui va vous décourager, vous détruire moralement, vous exiler sur les terres de la folie où un nain sur des échasses chante dans un mégaphone à l’effigie de Carlos des chants grégoriens en yaourt.
2 – Typologie des bisounours du web social
Afin d’identifier les bisounours, et répondre avec justesse à leur amour de la vie, il convient d’en dresser une typologie. Car il n’y a pas qu’un profil, ils sont légion (anonymous à côté c’est guerre et paix). Cette typologie se base sur des années d’étude, des essais macabres à la manière d’un opticien-taxidermiste du IIeme siècle : il se peut donc que certains nous aient échappé (les commentaires sont comme une prostituée anglaise après le passage de Jack l’Éventreur : ouverts).
Grosblairo
Probablement l’un des plus faciles à identifier parmi la horde. Son commentaire se borne généralement à enlever toute négativité à votre article, ce qui est clairement insupportable tant c’est poussé loin. Il est un peu un chantre de l’amour, un ménestrel de la paix. Par exemple si vous critiquez une position, un article ou un animal, il ne retiendra que la critique et non la réflexion sous-jacente.
Phrase type : « A la ligne 745, tu ne peux pas dire ça, il a le droit de donner son opinion sur le neutral community management suisse d’obédience italienne. Nous sommes dans un monde libre, nous sommes des êtres humains avec un coeur, avec des émotions et des pensées : tout individu a liberté d’expression et ce que tu dis peu le blesser, merci de corriger»
Groscollabo
Ce bisounours est souvent présent dès lors que vous prenez pour exemple quelque chose de sombre, comme faire une analogie avec les chansons de Nana Mouskouri. Son commentaire aura pour objectif de vous démontrer que si vous en parlez de quelque chose d’horrible c’est que vous cautionnez. . Généralement, ce genre d’internaute a peur de tout ce qui est moustachu, comme Staline, Hitler ou Magnum.
Phrase type : « Je ne comprends pas pourquoi tu évoques les orangs-outans qui meurent quand tu cites l’exemple de Kitkat, il y a des exemples moins horribles comme Mère Théresa ou un poussin qui sourit. Je pense que c’est parce qu’implicitement tu cautionnes cette tragédie ».
Grosivrogne
Ce bisounours absorbe vos idées puis les régurgite sous une forme différente dénuée de son sens qu’il va commenter avec son idéologie, MAIS en reprenant … vos idées. Oui c’est étrange, capilotracté, mais arrive souvent. C’est un mixte entre incompréhension et fébrilité intellectuelle.
Phrase type : « On pourra résumer que l’auteur de cet article « Les faux profils sont un fardeau » aborde l’idée que les faux profils sont une stratégie parfaite. Personnellement, je pense que non, qu’il faut être éthique et moral, car nous vivons dans un monde de transparence et que l’internaute nous aimera pour nos actes».
Grosteubé
Probablement l’un des pires, car ses paroles sont dénuées de tout fondement. Comment peut-on dès lors combattre quelque chose qui n’a de consistance tant il tombe dans le commun ? La pluie ça mouille, la mort ça tue, le communisme c’est mal. Il va prendre une de vos phrases et afficher un discours d’une profondeur éthique indécente en ne s’accrochant qu’à une seule idée de votre argumentation.
Phrase type : « Personnellement, les gens qui achètent des followers comme vous les mentionnez sont vraiment des gens pas bien, mieux vaut passer sa route. Je pense que vous en faites partie, non ? ». Gniiiii.
Grosnaif
Bisounours évoluant dans un monde édulcorée, dès lors que vous le confrontez à la réalité froide du monde tel qu’il est, vous risquez de le voir péter des fleurs. Il pense que le monde ne peut pas être mauvais, bien qu’internaute il vit complètement déconnecté des réalités comme un ermite claustrophobe dans un ascenseur abandonné.
Phrase type : « Je ne suis pas d’accord sur ce principe. Jamais les internautes ne feraient ça, jamais ils ne détourneraient des logos pour affirmer des convictions. Au contraire, ils montreront leur mécontentement de manière tout à fait courtoise et polie avec une juste sagesse ».
Grosdico Ortho
C’est un bisounours linguiste. Il va venir célébrer son amour de la noble langue française et vous dire à quel point il est insultant de la détruire. Dans sa longue plainte, il déclamera sa flamme pour les belles conjugaisons dans un monde parfait, à l’inverse du troll qui vous attaquera personnellement pour votre piètre qualité à écrire. Ici, il ne vous juge pas, ne vous jette pas de blâme, mais note avec toutes ses meilleures pensées que vous avez écrit à la manière d’un médecin souffrant de Parkinson : mal.
Phrase type : « Je ne cherche pas à vous accabler, mon bon, mais ‘rezo sociaux’ s’écrit réseaux sociaux. Ce n’est qu’un parmi tant d’autres, la langue française mérite qu’on lui témoigne du respect, c’est une langue noble, comme mon papa« .
GosdicoMomo
Encore un bisounours linguiste. Il est le Robin des Bois des mots, celui qui va souligner votre phrasé comme inconvenant pour la basse classe prolétarienne. Il va vous rappeler que le langage soutenu est l’apanage du simple d’esprit qui n’a rien à dire, là où un dialecte simple est universel et donc argumenté en conséquence.
Phrase type : « De telles envolées lyriques ne peuvent que cacher un gouffre abyssal d’intelligence. Enrober le tout pour donner une forme signifie forcément que l’on a négligé le fond« .
Grospsycho
Très très rare, vous pourrez même faire des captures d’écran s’il se présente chez vous, l’indice Klout vous donnera directement 10 points de plus. Il s’agit d’un bisounours qui pense que derrière internet se cache en fait des signes cachés de l’amour de Jésus à l’égard des nobles internautes. Dès lors que vous allez évoquer des fonctionnalités cachées, il vous affirmera à la manière d’un mormon devant un couple monogame qu’il s’agit de la volonté de Dieu et que tout ceci forme des signes ne pouvant être compris que d’êtres spéciaux.
Phrase type : « Le code Konami sur Facebook ? Mais c’est un signe de Dieu, c’est évident. N’allez pas chercher une quelque autre explication. C’est comme pour l’ornithorynque.On pourra en parler si vous voulez » Gniiii
Grosboulet
Le pire. Il est généralement d’accord avec vos propos, mais ne peut s’empêcher d’y apporter des commentaires avec des papillons et des anges hémophiles qui décrédibilisent vos propos. C’est un boulet, dans tous les sens du terme. Très difficile de se débarrasser de lui, il n’existe presque aucune solution face à ses commentaires : il est l’exception qui confirme la règle. Vous ne pourrez aller contre son sens, car il est d’accord avec vous, et ce même si vous décidez de changer votre fusil d’épaule comme un chasseur d’huitres. Vous ne pourrez l’envoyer bouler (oui c’est un très mauvais jeu de mots), car cela pourrait mettre en effrois votre lectorat. Généralement le plus simple est d’user de modération et de faire disparaitre ses commentaires comme un politicien lillois fait disparaitre des témoins consanguins.
Phrase type : « Tu as trop trop raison de dire que LinkedIn est un réseau social professionnel, et je pense, toujours dans ton sens, que c’est un endroit merveilleux pour trouver un emploi, tout le monde peut y arriver, car les recruteurs sont des personnes avec une grande intelligence« .
Grosintello
Il ne comprend pas le second degré et vous fera des remontrances sur vos propos en signifiant que s’il s’agit de second degré, c’est mal. Généralement, ce bisounours vit dans un monde fait de franc parlé où rien ne saurait être sous-entendu. Au panthéon des mots qu’il ne comprend pas, l’humour, la satire ou encore cucurbitacée forment une nébuleuse qui vient ombrager un ciel plein de nuages tout gentils et d’un soleil qui sourit avec le pouce en l’air.
Phrase type : « Comment pouvez-vous prétendre que Twitter n’a pas été fondé par des Américains. Je vous le dis alors, il été fondé par des Américains. Mais ce n’est pas grave, vous avez droit de vous tromper, je vous pardonne« . Gnnnni
Grosnovice
Généralement novice dans son domaine et l’affirmant, il va venir vous faire l’apologie de de votre sagacité légendaire tout en soulignant que votre dernière publication fait exception à la règle. Il restera dans ce cas là, restera bloqué sur un élément anodin. Ce blocage entraînera alors une perte de repères, à la manière d’un breton qui visiterait le Mont-Saint-Michel. Résultat, son commentaire se bornera à dire que votre article n’a rien apporté à sa jeune perception de son métier en raison de cet élément. Cerise sur Groupama, ce bisounours essayera généralement de vous expliquer votre métier, quand bien même il n’est qu’un débutant affirmé.
Phrase type : « À cause des exemples que vous citez (notamment le passage sur les nécrophiles d’Ardèche), j’ai complément oublié que je lisais un article concernant le R.O.I sur Twitter. Au final, je n’apprends rien dans cet amas de mots alors que jeune stratège media in the move, je voulais m’abreuver de votre savoir. Je pense que sur Twitter, d’ailleurs, il y a un bouton autofollow pour éviter de faire du follow à la main« .
3 – Répondre aux attaques
Comment réponds à des attaques aussi sournoises me direz-vous ? Je sens monter en vous cette angoisse existentielle à mesure que vous prenez conscience de la menace. Impossible de formuler un contre argumentaire comme face à des trolls ou des haters tant les paroles des bisounours sont emplies d’amour et de non-sens. Il faut donc réfléchir, ne pas réagir à chaud comme un grabataire face à sa couche.
Si comme évoqués plus haut, les Grosboulet nécessiteront une modération tant aucune solution n’apparait envisageable, il existe pour le reste une astuce qui nous a demandé le sacrifice de bon nombre de stagiaires pour arriver à une conclusion toute simple que nous vous livrons ici.
Tout d’abord, nous sommes partis d’une observation simple, mais au combien salvatrice : les bisounours vivent dans un monde à part, certes, mais ils sont facilement influençables si des tiers vont à contre-courant, les bousculent un tantinet dans leurs idées. Faibles d’esprit, ne cherchant aucune confrontation, ils obéissent à un ordre animal, ne deviennent un caméléon si on utilise les bons mots clés autour de la thématique de la gentillesse. Nos travaux de recherche ont réussi à démontrer que les faux profils pouvaient donc apporter un semblant de réponse en évitant de discréditer le rédacteur.
En effet, en créant deux à trois faux témoignages glorifiant vos pensées et prenant à partie la pensée simpliste, le bisounours opère une sorte de repli défensif. Vous pourrez ainsi évoquer une sorte de soutien en démontrant que le bien-fondé du commentaire du bisounours fleurant bon le cannabis et le LSD est absolument nul. Vous pourrez même procéder, en cas de résistance (plutôt rare), à des insultes en bonne et due forme, le rédacteur venant à la rescousse du Bisounours pour calmer les esprits. Vous assisterez alors à deux situations :
- Le bisounours se tait et ne revient jamais hanter vos commentaires
- Le bisounours fait volte-face et se confond en excuses pour tenter vainement d’avoir un dernier mot
Généralement, toute tentative de communication n’aura pour effet que de le presser comme un citron : il va continuer à suppurer son amour et vous mettre en position de fasciste ou de salopard de première. Le faux profil est donc la situation idéale, car ce n’est pas vous qui allez subir le courroux du lectorat. Il faut simplement ne pas vous énerver, ne pas être impulsif, mais bien utiliser d’autres visages en soutien.
Conclusion
Il est très difficile de sortir indemne d’une attaque de bisounours. Les arguments n’ont tellement pas de sens, mais le coeur est tellement présent qu’il risque de contaminer l’ensemble des autres commentaires. Pour faire face, vous devrez user des mêmes arguments en comprenant que le bisounours est généralement une larve léthargique : dès lors qu’elle est confrontée au regard de ses pairs, il se sent obligé de se justifier et commence à bafouiller.
N’hésitez donc pas à créer des faux profils pour contrecarrer ses sombres desseins. A partir de là, le rédacteur pourra venir mettre un coup de grâce en félicitant pour leur sagacité l’ensemble des faux profils ayant participé au débat ou endosser un rôle salvateur en prenant en pitié le naïf. Déboussolé, le bisounours a peut de chance de se retrouver une fois encore dans vos commentaires, ou il le fera avec plus de sagacité et de retenu.
la semaine prochaine, je vous apprendrai les techniques des ventriloques hongrois (qui parlent avec leurs ongles).



A l’image du point Godwin, (eh ouais, direct dans le premier com’) si on créé le point Bisounours, la paternité devra en revenir à Maître Pourriture dont l’aura est incommensurable (même si il a, semble-t-il, un lourd passif quant aux Yorkshires).
Qui mieux que le Doc Enfoirus pouvait blâmer des « larves léthargiques » que sont les bisounours 2.0. Je conçois que quand on est doté d’un cerveau dopé à l’EPO « made in » Frankenstein, on doit avoir du mal à concéder aux grabataires sans saveur leur productions insupportables. Et oui, l’avantage quand on est intelligent c’est que l’on peut faire l’imbécile, alors que l’inverse est impossible.
Mais ce gausser de sa supériorité mentale est-il un acte si éloigné que les mous du cerveau qui s’achètent une grosse cylindrée pour compenser leur petite… Cette forme de discours relève plus d’un complexe de supériorité qui veux assouvir sa peudo domination en pointant du doigt les gens qui n’ont pas cette musculature cérébrale.
Oui il y a des gens naïf, des noobs, des fleurs bleu, des orthos, teubés… Mais le cœur qui visiblement les dessert tellement fait partit intégrante du web social. La vrai preuve d’intelligence est dans la tolérance. En ce sens, ce ne sont pas les plus cultivés qui sont sur la première marche du podium.
Les bisounours témoignent du multiculturalisme des frontières virtuelles. Et si vous pestez devant un commentaire comme le mien (webivrogne ou autres sans doute), n’oubliez pas que dans un domaine que vous maitrisez moins, ce sera peut-être vous le bisounours, et que la personne compétence ne vous percevra peut-être pas comme telle, elle.
(c’était un communiqué officiel du syndicat des Bisounours)
Je répond à la place de Maître Pourriture car il est parti se pendre ou pendre un stagiaire. Nous nous doutions que les Bisounours avaient de la sympathie pour Robert Hue …
Oui, ce serait une bonne idée
« Je ne cherche pas à vous accabler, mon bon, mais ‘croc-mort’ s’écrit croque-mort. Ce n’est qu’un parmi tant d’autres, la langue française mérite qu’on lui témoigne du respect, c’est une langue noble, comme ma maman »
signé Grodico Ortho II
Ninnnnnneeeee
Diantre
Je propose « internigaud » pour faire plaisir aux grosdicoToubon.
Quid du profil GrosMéchant ? qui fait des gribouillis de toutes les couleurs pour cacher qu’il ne sait pas dessiner les arcs en ciel. Il achète des iPads pour raconter au monde entier la pourriture de la consommation et que s’il pouvait il irait sauver des enfants en Afrique, mais comme il peut pas il s’habille en noir, écoute très fort du Marylin Manson et raconte qu’un jour il a failli craché sur la tête d’un chaton, tellement il est démoniaque. Il accuse souvent les autres de bisounoursisation: « Les bébés-phoques sont super-mignons, mais c’est n’importe quoi de croire que c’est possible de les sauver: le monde est méchant, t’as rien compris ! De toutes façons moi j’aime les loup-garous. »
C’est amusant, il me semble reconnaitre quelqu’un.
En tant qu’un grosboulet confirmé. Je tien a vous dire que nous (je) essayons simplement de donner un petit coup de pousse au nouveau bloggeur.
Sérieusement. Des fois j’ai tendance a être un gros boulet car je sais quel plaisire on a quand on commente notre blog. Je me transforme on (mega) gros boulet quand l’article est de qualité mais n’a pas de commentaire. J’essaye de faire de mon mieux pour poser une question (même si j’en ai pas), demander des clarifications ou n’importe quoi pour encourager les blogeur en herbe.
Il est possible quand dans votre entourage vous avez des bisounours assez cultivé. Moi sur mon blog a deux balle, j’ai parler d’un service proposé par mon opérateur. Il y a eu certein qui on crue que je faisait partie du support ou quelque chose du genre; ils m’on demander de leurs activer le service, pour quoi je ne répond pas ….
Vous voyez, ne soyez plus un bisounours, soyez un troll ! Vous auriez du insulter votre opérateur
Éthiquement, je ne peut pas insulté mon opérateur avec leurs super service client. Qui en même fait une intervention dans les commentaire (sous ma demande).
Pour être franc, ca pourri la vie ces boulets bien plus que les trolls. Au moins, les trolls, on un peu de logique (tout est relatif).
Quel article incroyable. Votre vision du community management est une des plus pertinentes qui soit. J’approuve à 100% la totalité de l’intégrité de votre article. De plus votre style incomparable rend votre blog génialissime.
- Pan -
De la part de quelqu’un qui s’est fait traiter de bisounours il y a peu de temps (et encore, plusieurs fois !), je vais prouver que la “bisounourssitude” n’est pas systématique.
Oui, je pense que les syndicats ont une utilité sociale vitale, je pense qu’on pourrait sauver les bébés phoques, et je pense aussi que faire une longue liste des petites étiquettes qu’on a envie de mettre sur les gens qui pensent différemment de nous pour mieux les ignorer et se sentir supérieur, c’est la marque d’une connerie assez incommensurable. Et puisque vous aimez les trolls politiques, assez fronto-nationaliste.
En résumé : je vous chie — arc-en-ciel si vous le désirez — dessus.
Les syndicats se retrouvent à défendre la centralisation des moyens de production avec le management, et ne se positionne plus comme une alternative sur le clivage le plus prégnant. Le salarié de son côté souffre du syndrome de Pénélope quand il essaye d’être conso-citoyen, de dépasser le conditionnement du produit-déchet, transgressant son rôle de client pour atteindre celui d’usager. Mais même au niveau de sa carrière le comportement du salarié (quand l’entreprise n’autorise pas encore la multi-appartenance) est devenu frivole, passant d’un employeur à un autre, ou pire, en changeant de métier.
La pertinence du syndicat, qui ne se conçoit que dans la vie et l’enceinte de l’employeur, s’en retrouve affaiblie. Son utilité est encore présente, mais cette organisation collective sera sans aucun doute remplacée par une autre articulée avec un autre espace (je pronostique celui de l’université ou tout autre espace ouvert fondé sur la formation initiale).
Le communisme est
Et si par l’effet du nombre le monde et l’esprit bisounours venait à l’emporter ! Laissons leur un chance
Un scatoarcencielogique ?
>> Moi aussi je suis intolérant et misanthrope.
>> Toutes ces pluches il faudrait les faire travailler jusqu’à l’épuisement puis…les brûler !
>> (sous une belle orthographe bien sûr, ça passe mieux).
Aurions nous oublier GroFacho ?
Au début j’ai cru trouver un blog instructif quand à l’usage du web, mais au fil de mes lectures je suis de plus en plus dégoûté par vos articles. C’est une sorte de mode d’emploi pour négliger les autres, c’est à cause de gens de votre espèce que le monde reste dans sa noirceur et que les gens portés par leurs idées de partage ne pourront jamais arriver à toucher du doigt leurs espoirs. Pourquoi toujours vouloir rentrer dedans les commentaires que vous suscitez ? pourquoi ne pas les prendre en compte ? Quand je vois ce déferlement de haine sur certains blogs, je me dis que l’espèce humaine est vraiment mal barrée. Je me demande même si tout ceci n’est pas une vaste supercherie et que vous appliquez à la lettre vos conseils en faisant de faux commentaires tellement les réponses sont attendus.
Stagiaire de l’ambassade des bisounours.
Bonjour,
Une précision / cet article écrit par un ersatz de Frédéric Beigbeder :
… les commentaires sont comme une prostituée anglaise après le passage de Jack l’Éventreur : ouverts…
J’y ajouterai : ou rouges.
Cordialement.