Il est une vérité que l’on ne saurait partager avec notre fidèle lectorat. Les fautes d’orthographe pullulant ça et là sur les sites journalistiques ou blogs de consultants semblent fortuites là où elles sont en réalité la composante d’une vraie stratégie. Cette technique appelée « rapprochement par négation d’intelligence » est utilisée depuis que l’écriture existe, dans les journaux comme sur les blogs. On murmure même l’existence de mammouths à cinq pattes à Lascaux, prémices de cette stratégie narratrice.
Il s’agit ici de baisser la qualité d’un contenu sur la forme et non sur le fond pour atteindre le faible niveau d’esprit de son lectorat. Une sorte de communion implicite en fait. Il faut comprendre que c’est par ces fautes d’orthographe que nous, journalistes, consultants ou écrivains, témoignons de notre magnificence cérébrale et de notre incroyable talent journalistique, voir notre splendeur d’analyste en le rabaissant à votre niveau.
En tant que lecteur, il est de votre droit de comprendre les subterfuges de notre profession, de saisir le sens de ces énigmatiques phénomènes. En tant que rédacteur ne les connaissant pas, il est de votre devoir de les intégrer avec la célérité d’un psychotique pris dans un piège à ours.
Nous allons ici vous démontrer pourquoi les fautes d’orthographe sont essentielles à tout discours élevé intellectuellement. Alors, prêt à affronter les sordides vérités d’une conspiration des mots ?
1 – De la pertinence journalistique
Comme je l’expliquais en introduction, il est une stratégie hautement reconnue en journalisme ou bloging, c’est de laisser quelques fautes s’immiscer ça et là à la manière de mycoses sous les ongles. Ceci afin de dévaluer une activité hautement intellectuelle au niveau de son lectorat affable et ainsi mieux le toucher.
Un excellent exemple est de parcourir les pages en ligne du journal sportif Lequipe.fr qui regorge de petites subtilités. En journalisme web, ce site est un parangon d’exemplarité. Le travail réalisé est très difficile et mérite louanges et sacrifices gériatriques. Ils arrivent à rendre tout contenu digeste en le parsemant de fautes afin d’accaparer toute la concentration des « veules supporters », qui par pur plaisir d’idées reçues, sont forcément des hooligans phobiques (des étranges, des policiers, des canards) ne sachant compter au delà de 10 (oui parce que sinon ils iraient supporter du tennis ou du rugby mais bon).
Un exemple que nous avons rencontré à la rédaction de cet article témoigne d’un véritable génie que l’on sait aussi apparent qu’un nudiste sur un catalogue de vêtements :
Attention à ne pas tomber dans la facilité du sujet. Ici l’on parle de sport ; notamment de football qui est le parangon de la détente prolétarienne, donc illettrée. Cependant, cette technique s’illustre dans des journaux s’adressant à d’autres castes. Un rapide coup d’œil sur LeFigaro, véritable chantre du gras patronnât, nous apprends également que ces derniers ne valent guère plus que les pauvres faméliques. Le « rapprochement par négation intellectuelle » est comme les hémorroïdes : universel, il touche petits comme puissants.
Je vous vois venir : Internet est un repaire à stagiaires, il y a fort à parier que les journalistes se cachant derrière cette odieuse atteinte à la noble langue franco-belge ascendance suisso-québecoise ne sont pas des professionnels. Que nenni, dis-je. A la une de Libération, il y a peu, nous trouvons de telles fautes commises de manière volontaire pour ancrer le journal dans le quotidien illettré de son lectorat syndicaliste (il n’y a qu’à lire les banderoles pour s’en persuader).
Universelle, multi-support, intemporelle …
2 – Pourquoi les analystes doivent ils donc faire des fautes
Pour asseoir sa crédibilité, les analystes doivent par conséquent se faire les échos de la profession journalistique. Ils doivent sacrifier volontairement leur texte sur l’autel de la compréhension, rendre leur verbe lisible et appréciable des badauds. Sinon, il risque de créer une véritable rupture, comme Dieu avec les hommes, N. Sarkozy avec son électorat ou encore Cher avec son public.
N. Morano a d’ailleurs très bien compris ce concept, une femme du peuple se mettant au niveau de son peuple. Pour celui qui rêve de sombrer dans les abimes de la folie dogmatique, vous pouvez lire son flux twitter, qui est au débat politique ce qu’est « Oui-Oui rentre à la Scientologie » aux mormons numismates.
« Quand j’étais petite à Noël il y avait toujours des films sur la natalité à la télé je regrette qu’il n’y en ait plus. »
Un texte compréhensible ne passe pas nécessairement pas des mots simples, mais bien par des fautes d’orthographe, de grammaire, des coquilles ou tout simplement la conjugaison. Il existe quantité de petits détails à implémenter ça et là. Évidemment, lorsque l’on est un esprit supérieur, saccager son oeuvre peut être difficile intérieurement, mais au combien nécessaire. Si vous atteignez un trop haut niveau de perfection, vous risquez de perdre votre lectorat qui vous trouvera trop élitiste, trop au dessus de la norme et pas assez proche de lui même.
En vous abaissant ainsi, vous décomplexez votre lectorat. Vous n’êtes plus ce monstre mythique à la vision si éclairée, vous êtes presque l’un d’eux, avec ses erreurs. Dieu se faisant homme parmi les hommes pour montrer à quel point il les comprend (tiens ça me rappelle un sombre ouvrage épouvantable, chantre de l’amour malsain, « Le hippie communiste contre attaque » que je ne vous recommande pas).
Si comme nous, vous trouvez difficile par votre talent naturel à faire des fautes d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire, vous pourrez vous baser sur l’encyclopédie Wikipédia qui dresse un panorama des fautes les plus fréquentes :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Liste_de_fautes_d%27orthographe_courantes
Enfin, comme le disait un pseudo philosophe, Rablais, Sciences sans Conscience n’est que ruine de l’âme. Vous devrez égrener vos fautes avec toute la sagacité d’un shaman marseillais après l’ingestion du saint litre de pastis pur. Soyez comme Jeanne D’arc, éclairée.
3 – Un commentaire sur une faute n’est pas péjoratif
Une fois les fautes savamment placées, vous remarquerez une amélioration du nombre de vos lecteurs vraiment significative. Qui plus est, ils vous agrémenteront de sournois commentaires qui, évidemment, seront l’écho de votre réussite.Ils prendront pour acquis ce qui est au final stratégie … ah ces petites gens.
A ActaDiurna, nous ne nous étonnons même plus de voir en sournois commentaires des personnes s’indigner de nos fautes d’orthographe comme une grand-mère devant un thermomètre. Pourtant, s’ils savaient.
Vous remarquerez alors la fierté de ces coqs arrogants de vous assener de commentaires de type « ah non mais trop lol les fautes d’orthographe ». Cela leur permet de se rendre important, de dépasser ce qu’ils perçoivent comme une célébrité cérébrale en trouvant une forme de supériorité dans la forme. Ils deviennent l’élève qui dépasse le maître. C’est très bien de les cantonner dans cet aveuglement.
Un exemple sur l’un des blogs du Monde, trouvé récemment également. L’on constate une volonté réelle de la part de l’internaute de démontrer que l’auteur a commis la faute et que ce dernier ne mérite que d’être torturer, enfermer dans une cellule avec Chantal Goya chantant le répertoire des cœurs de l’Armée Rouge.
Pourtant, fait étonnant, le journaliste n’a ici produit aucune faute d’orthographe, donc le commentaire n’aurait dû exister … logiquement. C’est ce que l’on appelle la nature humaine.
4 – Deux variantes
Avant de conclure, je tiens à rappeler qu’il existe deux variantes pour se mettre au niveau d’un insipide lectorat. La première consiste sur le fond (avec risques de séquelles) et, celle que nous avons abordé dans le présent article, sur la forme. Nous avions déjà écrit un billet sur la stratégie du fond : « Comment écrire insidieusement des billets de blog pour internautes retardés ?« .
Pour rappelle, certains consultant ont réussi le pari de s’abaisser à créer des articles de type « les 10 manières d’ouvrir un compte Twitter ». Ils sont aller sur les landes abandonnées de la psychè collective en leur offrant un bel emballage sans rien intérieur. Ils sont tels ces plongeurs en apnées chimériques qui atteignent des profondeurs insondables. Ici, ils ont réussi à atteindre un tel niveau d’abnégation d’intelligence que nous les considérons comme des fous, des damnés qui se sont aventurer trop loin.
A ActaDiurna, nous sommes effrayés à l’idée de descendre si bas, de peur de ne jamais remonté c’est pourquoi nos articles sont généralement plus denses qu’une moyenne établie. A cela nous remédions par des fautes d’orthographe. Si vous avez l’envie de faire une sournoise combinaison, vous pourrez combien contenu insipide + fautes d’orthographe … mais attention aux dégâts cérébraux. C’est un peu l’allégorie du profiler dans la tête du psychopathe, qui à la fin ne peut s’empêcher de tuer tout le monde. Ici, à force de vous imprégner de la bêtise du monde, vous pourriez à votre tour ne pas revenir des ces tristes paysages aussi plats que la Belgique.
Vous comprendrez, cher lectorat pourquoi nous les analystes en médias sociaux nous nous devons de formuler nos idées sous le signe de la faute. Non pas que cela nous enchante, mais il faut bien avouer que par notre supériorité intellectuelle, nous nous devons de ramener une part du contenu dans vos sphères primitives. Si à ActaDiurna nous ne pouvons le faire sur le fond, nous le devons sur la forme.

Jean-Jacques va rédiger un article "10 manières d'écrire Lol sur Twitter" et va s'enfoncer très profond
Conclusion
N’allez voir aucune insulte dans nos paroles, simplement des faits. La plupart d’entre vous ignore que Bescherelle n’est pas un havre éthylique perdu en Bretagne mais bien un livre fort important. Il faut donc comprendre que nous devons composer avec un lectorat démuni intellectuellement, qui pourtant cherche à appréhender notre sphère. Nous ne pouvons nous abaisser à des niveaux trop bas par peur de dommages irréversibles.
Maintenant, c’est vous qui décidez de la manière dont vous allez toucher de pauvres êtres dénués toute appétence pour le savoir. Soit vous attaquez le fond, et vous vous risquez à plonger dans les tréfonds de l’âme humaine en composant des articles pour simples d’esprits. Soit vous décidez de modifier la forme et donc de faire usage des fautes d’orthographe. Quoi qu’il advienne, n’oubliez jamais que vous n’en sortirez pas nécessairement indemne. Je connais des analystes qui doivent maintenant parler en morse (l’animal pas le code) tant ils sont parti très loin.
La semaine prochaine, je vous apprendrais le secret de la cuisson d’un Yorkshire dans un bain marie curry.




Celles-là je les gardais égoïstement pour moi :
- De rien, si je peux rendre l’appareil,
- (…) on se perd en conjoncture…
- En fin de conte…
- (…) t’aurai du l’autonasier…
- (…) les échanges de titres resteront volatiles
- (…) la chaire fraiche
- Qui ne dit mots qu’on sent.
- (…) rose balayette.
(si… si… elles sont authentiques).
C’est très aimable de nous partager votre savoir. Nos stagiaires vont les intégrer dans la machine à fotes
Vous avez oublié le must en la matière : « comme même », qui est un peu le Saint Graal du lycéen (étant enseignant, j’en sais quelque chose …) : on sait qu’il existe, on le cherche, mais on ne tombe jamais dessus. C’est pas faute d’essayer pourtant, mais quand ça veut pas …
Nous autres les dyslexiques combattons le défaut de faire des fautes d’orthographes sans s’en rendre compte, malgré une intelligence bien supérieure. Que voulez vous, il est des miraculés qui sont sauvés d’avance de la bêtise du monde. Aussi pour la défense des dyslexiques, je conclurai par cette citation en anglais et en verlan: « Dyslexic are teople poo! »
je me suis toujours dis que ce terme imprononçable avait été crée par une personne sournoise méprisant les dyslexiques uniquement pour se rire d’eux. Ou un passionné de Scrabble.
C’est moi qui ai trouvé le nom, juste pour me gausser. En 1881, un chevalier teutonique appelé Oswald Berkhan commence à percevoir les symptômes sur de jeunes enfants. Mon ami Rudolf Berlin cherchait, six ans plus tard, à mettre un terme sur ce trouble afin d’entrer son nom dans l’histoire, quand bien même les principaux intéressés n’arriveraient pas à lire son nom. Je ne dirais pas les vils procédés (privation de choucroute, bretelles désélastificée … ) dont j’ai du faire usage, mais cela a fonctionné. Ne me remerciez pas, c’est naturel.
Un grand débat dans notre équipe de com.
Je ne suis toujours pas convaincue. D’après moi, l’effet est inexistant sur les mauvais en orthographe qui ne voient pas les fautes, et négatif sur les tatillons qui les voient.
L’orthographe reste une politesse et j’estime que ne pas faire cet effort est une insulte au lecteur. (Bon, je vous pardonne les vôtres qui sont clairement là à dessein !).
Je nuancerais simplement en considérant que tout dépend du support et du public…
Il s’agit d’un effet proche des images subliminales. La majorité n’en fait guère attention mais le cerveau les perçoit et transmet une certaine positivité au lectorat amorphe.
d’accord avec Grapi…
c’est étonnant comme la tournure de cet article prouve à quel point les journalistes sont de vrais écrivains avec une telle eloquence et un tel vocabulaire peu de gens vous comprendraient c’est certain!! Surtout dans « l’équipe »!! Alors en plus y rajouter des fautes…n’en parlons pas!
Certes il faut l’avouer, tout le monde peut faire des fautes, surtout si l’on écrit rapidement mais aller jusqu’à revendiquer d’en faire, ce n’est pas très utile…
J’ai la nostalgie du temps où le beau et bon était à la mode!
Le beau et le bon … ce n’est pas humain ça. Vous parlez d’un temps, je pense qu’il faudrait remonter aux dinosaures pour voir cela. Je vous garantie que beaucoup usent de ces stratégies, nous en premier.
Voilà qui est d’une subtilité telle que depuis une demi-heure je me demande si vous ne faites simplement pas la différence entre « ça » et « çà », ou si ce n’était qu’un piège destiné à me faire passer pour un gros con.
Allons allons, nous n’oserions pas.
Cet article est lui même bourré de fautes. Bel exemple en tout cas.
Nous n’aurions pu faire autrement
Nous ne saurions faire mieux, serait plus juste, Non ?
MER IL ET FOU
Dommage de devoir s’abaisser au lectorat amorphe car ce n’est vraiment pas agréable de lire un article rempli de fautes d’orthographe quand on les reconnait toutes, et cela ne contribuera pas à améliorer le niveau général. A une époque qui n’est pas si lointaine, on nous disait de lire pour apprendre les subtilités de la langue française. Est ce que cela veut dire que maintenant nous lisons pour nous ‘abrutir’ ?!
Bien sur que non. D’une part, remerciez nous quand même, journalistes et autres consultants web, de ne pas aller jusqu’à écrire en format texto pour toucher les adolescents et les férus à Skyblog. De l’autre, la langue française a beaucoup trop évolué pour en définir des subtilités. Elle s’est densifiée, notamment au contact de la consanguinité dans le centre (et la création du gneuh) ou l’alcoolisme en Bretagne (et la crémation du gueux).
Tout simplement, merci !
A votre service !
Diantre, que ces sournois !!!
Et moa qui croyez que Higor ékrivez veaux articles : que néni, ils est là pour rachouter les fotes d’orthografes !
Que ces diabolique !
C’est Jonathan qui a repris le flambeau … Igor ayant été au buché
Ma préférée étant tout de même « sa » au lieu de « ça », parce que je cite « c’est plus court à écrire » -__-
Moi, sa me fait mal aux yeux.
Pas bête !
Hop, Hop , Hop, Hop…
C’est toujours un vaste débat
ahhh la faute d’orthographe, elle ne se démode pas ! Un coup de fatigue et hop c’est la faute !!
Oui mais ici il s’agit de les programmer à bon escient
Oh, quel Makyavailisme….
Parsemé un nartic sur « la-nécessaire-faute-d’orthographe » de multiples scorryz , Z’el mêm auretograffics….
A ya ya ya….Maman!….
Vous allez trop loin !
Ce texte est tout simplement savoureux.
Merci !
Bonjour,
je tombe par hasard (chance?) sur votre sujet et me voilà plein de questions…
Ce texte est destiné à qui? Ceux qui souhaitent le lire je suppose…
Le titre, riche en humour d’ailleurs, provoque le curieux qui sommeil en nous.
Alors je m’interroge:
Pourquoi éduquer son lectorat à comprendre l’intérêt des « fotes », éventuellement lui révéler les ficelles du métier, si c’est pour lui rédiger un dossier qui en est plein?
De l’humour probablement?!?
Je suis au final tel une fosse… (sceptique) qui attend d’avoir plus de recul sur sa lecture pour la savourer pleinement…
Dans un des commentaires vous expliquez qu’implicitement vos « fotes » nous réjouissent et nous réconfortent… Mais dans certains cas elles frustrent celui qui la voit et qui aurait aimé, plus que critiquer, corriger la « fote » avant la parution de l’article.
Je partage le fait que les « fotes » peuvent surgir ici et là sans crier garde, même après relecture… mais ne cautionne pas la création volontaire de celles-ci.
Cet article n’en reste pas moins, pour ma part, intéressant. Je reviendrai sur actadiurna!
A bientôt!
Je vous invite à lire l’ensemble de nos spectrales analyses !
zétes a la bourre les copains , l’horto , n’est plus a la mode §
tiens rien que pour les râleurs , un petit poème d’un nul en ortho.
L’or tôt graphe
Je suis le chancre de l’orthographe
De la grammaire, le pornographe
Malgré ces mots que je vous graphe
Je vous expose mes paragraphes
D’un élan sans aucun complexe
Même si certain me mettent a l’index
Jamais, les règles je ne respecte
Et c’est ma liberté que je suspecte
De m’entraîner dans les arcannes
De la douce folie, celle des ânes
Ayez pitié d’un pauvre fou
Qui s’attache autant que vous
A la composition des phrases
Plus qu’à des règles pleines d’emphases
Je n’ai, au grand jamais compris
Depuis l’âge des tous petits
Que l’on s’évertue obstinément
A suivre des règles bêtement
Sans que jamais l’on nous dise
Qu’elles ne sont que bêtises
Puisqu’il y a des exceptions
Que confirme leurs compositions
Avec pour toutes explications
Que c’est ainsi qu’il faut être cons
Si mes écrits encore vous plaisent
Dites le moi, pour me mettre à l’aise
Et je viendrais vous enchanter
Des bêtises de mon plumier
Mais sachez, qu’au grand jamais
Mon orthographe, je ne changerais
JPN 20/10/2009
Quelle poésie !
« témoignons de notre magnificence cérébrale et de notre incroyable talent journalistique, VOIR notre splendeur d’analyste en le rabaissant à votre niveau. »
On écrit pas « voir » mais « voire »… Même si cette faute a été voulue (j’en doute mais bon…), je préfère quand même la signaler ! Ne renonçons jamais à l’orthographe, très peu d ‘ « idiocratie » pour moi…
C’était un commentaire de la Grand-mère (supérieure)
Tant que ce n’est pas la sournoise Mamie Nova
N’empêche que ça a du vous prendre un temps fou de faire des fôtes
Nous avons quantité de stagiaires que nous martyrisons pour arriver à cette excellence
Je vous suggère de créer un petit script permettant d’inclure automatiquement des fautes. Il devra idéalement être lié à :
- Une base personnelle, nourrie automatiquement par les anciens commentaires ;
- Google Trends, afin de tirer parti de la tendance et permettre également l’inclusion de (pseudo) fautes à débats, comme le fameux « autant pour moi » – on y constatera d’ailleurs que « autant pour moi » reprend la main sur « au temps pour moi » ;
- Google Suggest, pour que les mots mal orthographiés puissent tout de même avoir un sens pour Google.
Pour le second degré, un simple smiley à la fin de certaines phrases suffira –>
Nos stagiaires nerd y travaillent. Deux sont morts de faims et l’autre est devenu fou, alors on a prit du retard
Je garde en tête les mots de nos formateurs à l’IUFM, quand celui-ci existait encore, au sujet de notre rapport aux élèves et à l’enseignement que nous devions prodiguer :
« Mettez-vous à la portée de vos élèves, mais ne vous abaissez pas à leur niveau. »
Je dirai de même pour le lectorat : le but n’est-il pas de les aider à s’élever à comprendre des éléments qui leur paraissent obscurs en adaptant le langage plutôt que les fautes d’orthographes ?
Je suis bien trop fière de pouvoir éviter les principaux écueils d’orthographe et de grammaire pour vouloir m’en défaire
A la masse il faut répondre par la masse