Comment écrire insidieusement des billets de blog pour internautes retardés ?

Aujourd’hui, tout spécialiste que vous êtes constatera que les médias sociaux ont littéralement attiré les foules de badauds et autres journalistes imberbes comme des mouches sur le cadavre d’un joueur d’échec schizophrène.

Pour notre plus grand plaisir malsain, et pour le néophyte en quête de reconnaissance, la qualité ne fait plus partie du festin des foules, trop indigeste en ces périodes d’intense productivité informationnelle. Pour faire une analogie, les blogs à l’heure actuelle qui sont lus et partagés sont à l’expertise ce qu’est le MacDonald à la gastronomie étoilée Belge, de la nourriture réchauffée et préparée à la va vite, décriée mais au combien aimée. Ainsi voit on fleurir sur les bas côtés des autoroutes de l’information, par delà les carcasses encore fumantes de sites qui furent dans les temps jadis les palais impériaux de la sagacité, des sites de ‘listes’, de ‘how to’ ou que sais je encore.

Ne soyez pas triste devant l’effondrement d’un écosystème sous les vagues tumultueuses de la futilité des internautes, car c’est là l’opportunité pour vous de devenir ein influenzeur (logiquement, il se met à pleuvoir des crapauds chez vous et les ténèbres viennent d’étendre leurs sinistres ailes, si ce n’est pas le cas, relisez cette phrase à voix haute comme vos enfants avec Dora l’exploratrice, qui ceci dit au passage produit les mêmes effets).

L’objectif est ici double, se draper dans le manteau surfait de l’expertise et gonfler ses communautés en collectionnant les internautes comme des copeaux de bois venus se loger sous les ongles écarlates d’un enterré vivant. En créant des articles simples, vous attirez des foules qui vont partager vos écrits et venir rejoindre les rangs de vos adorateurs dégénérés.

Alors, êtes vous prêt à plonger dans les méandres de la bassesse humaine ou aller vous continuer à écrire de longs articles qui ne seront lu que par une caste de barbus ermites sans en récolter les fruits pourris ?

Prélude : Typologie des internautes adeptes du partage

Il faut prendre en considération plusieurs facteurs pour expliquer l’attrait malsain des foules pour des articles sans profondeur.

  • D’une part, l’environnement :  l’internaute évolue dans un milieu de surproduction d’information nauséeuse, où conspirationnistes du 24 janvier 1854 bas de gamme et chantres de l’évolutionnisme mormons ont trouvé repaire auprès des adorateurs aphones de Chantal Goya.
  • D’autre part la nature humaine, l’attrait pour ce qui est faible intellectuellement et de petite taille (Fort Boyard, Joséphine Ange Gardien ou encore Blanche Neige).

Les foules décérébrées font les beaux jours d’une caste de jeunes blogueurs (mais également de créatures oubliées des temps anciens) qui se retrouvent malgré la misère de leurs écrits au centre de toutes les attentions les plus malsaines, tantôt courtisés par les relations presses comme réceptacles d’offrandes saugrenues contre un billet sponsorisé, tantôt harcelés par des chefs d’entreprises qui voient en eux les nouveaux antéchrist, sorte de héros des temps modernes dénués de sens moral pouvant les aider à la prolifération d’obscures cantiques mercantiles. Ca vous dit de passer à la télévision après avoir écrit un article sur les 10 manières d’écrire « j’ai rigolé » sur Twitter ?

Avant de commencer à disséquer un billet de blog parfait à la manière d’un médecin légiste lubrique,  il conviendra de créer une typologie du lectorat qui partage pour comprendre le sens de mes propos :

Les emmurés du cortex (55%): ils ne se contentent généralement que de lire le titre. Le reste n’est que pure artifice, voir incompréhension pour eux : ils ne cherchent qu’à montrer qu’ils lisent et partagent du contenu à forte valeur ajoutée. On les retrouve généralement plus en lecteurs assidus de Oui-Oui et Martine qui correspondent à leur orientation politique anarco-léptique.

Les allumés du buzz (20%): ils ne se contentent que d’analyser les différents compteurs de partage (like, retweet, +1)  après quoi ils décident si oui ou non un article est intéressant : ils cherchent le buzz.

- C'est un article intéressant ? - Bof, il a été retweeté deux fois et demi

Les cerveaux lent (8%) : généralement ils ne se contentent que de survoler l’article histoire de se rassurer. Ils trouvent le titre accrocheur, les images semblent décrire vaguement quelque chose de tangible et les les parties surlignées en gras viennent les conforter dans la pertinence de l’article : ils cherchent à se rassurer avant de partager.

Les réseauteurs (15%) : ils vont directement à l’essentiel, à la biographie. Ils regardent qui est l’auteur, le nombre de personnes le suivant sur Twitter, son score Klout, son positionnement sur Foursquare à un instant T et se décident par la suite à partager l’article en n’omettant pas un @ : ils cherchent à créer des liens, ou à faire croire qu’ils en ont.

Les élites du néant (2%) (très très rare) : ils vont décortiquer votre contenu en se moquant du titre et des ornements qui garnissent l’article. Après quoi ils vont se déchainer dans les commentaires en utilisant leur langage de pédant communiste composé de néologismes si bien que personne ne comprendra qu’ils vous insultent : ils cherchent à montrer leur supériorité mais pas vraiment à se faire comprendre.

1 – La partie haute – L’apogée de la fainéantise

La partie haute d’un article est probablement la plus importante car elle va offrir toutes les informations pertinentes et permettre à votre indolent lectorat de partager votre prose sans avoir à la lire. Ne vous méprenez pas, les internautes sont devenus de véritable troupeaux d’informativores se repaissant du néant intellectuel de faux experts acnéiques pré-pubères, pour peu que l’on leur ai mâché le travail. Vous répondez ainsi à leurs attentes en vous abaissant dangereusement à leur niveau.

Cette partie doit être aussi limpide que les mémoire d’un amnésique :

 

La date : elle est essentielle car internet s’est jeté, tel un nécrophage devant une chapelle ardente, dans une course à la fraicheur. Un internaute qui ne sait pas la date de votre publication pourra être rebuté, il pourrait partager quelque chose de périmé et subir les brimades de ses confrères dégénérés : « fit diantre, mais qu’avons nous là manant, vous n’êtes point dans le moove ! »

Le titre : c’est probablement la partie la plus importante de votre article, aussi importante qu’est Mireille Mathieu pour le renouveau du Hard Rock Germanique à tendance capillaire Playmobile. C’est lui qui va attirer dans votre sombre repaire les foules ignorantes. Simple, efficace, il est à la fois attrayant et dispose de ce fait d’un fort potentiel au partage. Un titre peut commencer comme tel :

  • Les 10 manières de …
  • Comment …
  • Pourquoi …
  • Savez vous que …
  • Les castors sont des mammifères velues agoraphobe avec de grandes dents qui …

La catégorie et les mots clés : parce que vos lecteurs auront potentiellement le quotient intellectuel d’un lobotomisé un soir de pleine lune, il est important de les conforter dans leur choix de lecture, en la catégorisant mais également en lui donnant des mots clés. Ils ne sont pas prêt nativement à rentrer dans le vif d’un sujet comme un breton dans une taverne, il faut des éléments presque subliminaux pour les encourager.

Un premier appel à l’action : il est également important dans un article de mettre en place un système de boutons visant à

  • Informer que l’article a été beaucoup relayé encore une fois pour rassuré son lectorat
  • Permettre à l’internaute de relayer à son tour sans avoir à lire ce qui suit

Au travers de cette première partie, vous répondez à ce que vos lecteurs attendent et effectuez au moins 9O% du travail. Vous leur donnez une raison de survoler et de partager au travers d’un titre accrocheur, vous leur donnez des informations quant au contenu et à son potentiel à buzzer, et vous leur permettez de relayer vos horreurs au travers des médias sociaux. Dans un internet qui ressemble à un journal nécrologique un mois de grande peste, où l’on ne lit et diffuse des informations sans chercher en appréhender leur sens, il est de bonne augure d’entrer dans l’huitre (ou le moule). En plus, vous pouvez vous complaire dans votre fainéantise et retourner à vos saines occupations, comme la torture psychologique de stagiaires ou l’extermination d’espèces en voix d’extinction.

Vous devriez lire ça : "5 façons d'ouvrir une porte en disant "vous devriez lire ça""

2 Le contenu

Le contenu est une phase secondaire dans la création d’un billet, presque inexistante au regard des autres. Comme je l’expliquais, il ne sert à rien de se transcender pour faire jaillir de brillantes analyses, comme un trapéziste audacieux myope devant une foule d’aveugles, car celles-ci ne seront pas lues et appréciées.

Le contenu se compose généralement d’un texte segmenter en parties et d’images mais peut très bien recevoir des présentations power-point sur l’impact des médias sociaux dans la culture des pompes funèbres ou des vidéos de Ninjas ayant le hoquet.

Image illustration : l’illustration, ou les illustrations, viennent donner un côté joli et brisent la monotonie des mots couchés sur ce froid écran. Mais surtout, elles font croire à la densité du contenu, véritable travail de taxidermiste visant à empailler un yorkshire pour le customiser en bulldog. Attention cependant aux hors sujets.

Des parties claires : vous devrez nommer vos différentes parties avec des chiffres, de type « Astuce numéro 1″. La quantification permettra à votre insipide lectorat d’avoir un plan de lecture sous les yeux et de pouvoir identifier des grandes « idées », si tenté nous sommes de parler d’idée ici.

Contenu traduit par Google Translate : Mais pourquoi s’embêter à produire du contenu de piètre qualité là où des blogs étrangers le font déjà ou que les plates formes communiquent auprès de leurs esclaves ? Vous le savez, personne n’ira lire ce que vous écrivez, alors autant de le traduire par Google et de segmenter vous même le travail d’autrui. Vous gagnez un temps aussi précieux que le dernier des Mohicans (musée naturaliste de Paris).

Signature : une signature à la fin d’un article lui confère un certain cachet journalistique, une certaine légitimité. Quand bien même, nous le verrons, vous mettez votre biographie en bas de page ou que le blog est à votre nom, n’oubliez jamais que les internautes les plus aguerris ne font que survoler. Votre signature sous entend également que vous êtes important, une sommité dans votre domaine, que votre nom est à la littérature des blogs ce qu’est celui de Carlos pour la musique classique.

Inspiration : sur les blogs, on ne mentionne jamais « je suis un moine copiste » mais bien « je suis Bernadette Soubirous » et que l’on a été inspiré. L’inspiration n’est pas du chapardage en soit et laisse une part relative à l’idée de contenus qui sont de notre création. La frontière, bien que floue, est qu’à votre différence, le blogueur originel n’a pas utiliser Google Translate pour se traduire lui même ses écrits dans votre langue.

Il faut comprendre que les internautes évoluent dans un monde d’information, et qu’ils doivent en absorber un maximum en un minimum de temps s’ils veulent pouvoir se pavaner devant leurs amis. Ils ne lisent donc que la partie haute. Cependant, vous devrez faire attention car par moment d’inattention, les internautes peuvent se voir survoler un article contre le grès. Cet effort intellectuel d’un nouveau genre (imaginez, lire deux pages à l’heure des 140 caractères) a conduit les sordides hôpitaux psychiatrique à devoir ouvrir de nouvelles ailes où des patients atteint d’un mal bien étrange laissent leur cerveau agoniser sur des questions métaphysiques.

- Elle a lu un article d'ActaDiurna - Mon dieu, quelle folie, il doit y avoir au moins 150 mots

3 Le pied d’article

Le pied d’article est la zone de connexion du blogueur avec de ses fidèles. Il vise à gonfler ses différents espaces en proposant un ensemble de liens de manière quasi hypnotique. Car je rappelle à mes très chers experts machiavéliques que s’il est de bon ton d’être diffusé à défaut d’être lu, il est de même fortement conseillé d’être fortement suivit à défaut d’être cliqué. N’oubliez pas que tout est dans l’apparence, pensez aux Frères Bogdanoff !

Il y a de fortes chances que votre lectorat impudique clique imprudemment devant cette abondance de boutons. Quand bien même ils se fichent de ce que vous partagerez !

Liens entre le lectorat et le blog : il faut rappeler à votre fidèle lectorat où il peut vous trouver. Gonfler ses communautés est ici chose aisée, il ne pourra point rater votre présence diabolique. Plus votre blog sera lu, plus des indolents internautes viendront se greffer à votre personne comme des huitres sur les bottes d’un ostréiculteur Auvergnat.

Seconde zone de partage de contenu : il est essentiel de mettre une seconde zone de partage de contenu. En effet, n’oubliez pas que certains de vos lecteurs iront directement aller en bas de votre article, ou tout simplement le survoler. Auront-ils la force de retourner tout en haut comme un Christ qui aurait raté pâques ? Que vous êtes naïf.

L’auteur : même si vous êtes unique sur votre blog, n’oubliez pas d’inclure une biographie digne d’un acteur hollywoodien ou bollywoodien voir strasbourgwoodien si vous êtes un natif de la choucroute et de la langue de Goethe. Incluez également votre compte Twitter et exhiber à la vue de tous le nombre de vos gastéropode abonnés. Enfin, n’oubliez pas la photographie de professionnel où l’on vous voit sous votre meilleur jour, soit avec un téléphone à cadran dernière génération soit avec tout autre objet dernier cri (mégaphone, vouvouzela).

Tends ta main et clique sur "Retweeter" voilà gentil !

Conclusion

Nul besoin d’être un Victor Dumas ou un Alexandre Hugo des temps modernes pour écrire de longues inspirations : à quoi bon dès lors que la nature humaine a abâtardit d’elle même sa propre conscience, annihilant de ce fait tout espoir de voir scintiller un brin d’intelligence dans le firmament tristement éthéré du cerveau humain. Ecrire n’est plus l’apanage de l’homme doué d’esprit, bien loin de là. Les idiots du village ne sont plus crucifiés sur les portes des églises (ah nostalgie) mais presque porter en crucifix autour du cou. Pour toucher votre lectorat et scintiller de milles éclats pour assoir une position d’influence, vous devrez appréhender la bêtise humaine dans toute sa beauté. Cela vous fera gagner du temps, de la crédibilité, des membres à vos communautés … cela vous donner des présents dignes d’un grand influenzeur (orage, au désespoir).

Comme les meilleurs gourous du web, je crée pour vous aujourd’hui un néologisme : cré-débilité , symbiose parfaite de crédibilité et débilité.

La crédébilité est l’art de se rendre crédible en dupant la léthargique intelligence collective par l’utilisation de concepts fallacieux et efficaces.

 

La semaine prochaine nous vous apprendrons à faire des colliers de nouille avec les dentiers de votre ascendance et à enlever la terre froide entre les canines.

Docteur Enfoirus

À propos de Docteur Enfoirus

Le Docteur Enfoirus est un éminent stratège web social media evangelist on the floor reconnu par ses pairs pour la qualité exceptionnelle de son appréhension de l'âme humaine et pour le fait de, justement, ne pas en avoir, d'âme humaine. On lui prétend une ascendance démoniaque ou une filiation à la treizième tribu dégénérée d'Israël qui oeuvra dans l'ombre des plus grands complots de notre histoire, de l'assassinat d'Henry 4 à Harry Potter.
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18 réponses à Comment écrire insidieusement des billets de blog pour internautes retardés ?

  1. Corinne dit :

    Bien vu :-) bravo ! Mais attention à la coquille dans le titre ou ça fait partie des conseils de cette chronique ? ;-)

  2. Vlad Tepes dit :

    Sur certains blogs c’est encore pire que ça. Les auteurs proposent des titres alléchants qu’ils diffusent à foison sur Twitter et ne proposent qu’une étude sous forme d’infographie en anglais qu’ils ont récupéré sur blog étranger, où parfois en plus on retrouve des erreurs. C’est ça la flemme 2.0 ! On retrouve aussi beaucoup de ces articles inutiles sur des blogs de RH (exemple « 6 astuces pour bien écrire son CV »). Sinon j’ai beaucoup apprécié l’image illustrant la partie 3 de cet article.

    • Docteur Enfoirus Docteur Enfoirus dit :

      Le problème n’est pas tant les auteurs, qui ne répondent au final qu’à une demande, mais le lectorat insipide qui garnit la toile

  3. Deliseo dit :

    Un article comme je les aime ! Ma préférence pour Les allumés du buzz : tellement vrai… Certains doivent même cumuler une ou plusieurs typologie ;)

    • Docteur Enfoirus Docteur Enfoirus dit :

      C’est le but d’une typologie, de pouvoir marier plusieurs catégories pour créer des monstres informes, sortes de Pokemon non japonais

  4. TiTi PoKEr dit :

    Même si je ne fais une prose superbe, mon blog retrace simplement mon aventure.
    Combien de temps a-t-il fallu pour écrire ce merveilleux article ?
    Docteur enfoirus, je ne vous connaissais pas, mais je vous adore déjà :)

    • Docteur Enfoirus Docteur Enfoirus dit :

      A la base, nous avions crée une infographie, puis nous avons voulu ajouter des commentaires, au final nous nous sommes perdus dans les limbes du temps et l’hiver avait déjà figé dans l’effroi les écureuil déments

  5. perelman dit :

    j’ai failli commenter, et puis je me suis ravisé. ç’aurait tellement été dans le sens de cet article… et pourtant j’en ris encore. Comment diable avez-vous fait (si tu me permets de te vouvoyer) pour croquer tous ces comportements qui sont les miens (comme disent si bien nos zompolitik, qui ne disent pas la France, mais ce pays qui est le nôtre, ou encore ma bagnole, comme vous et moi, mais les moyens de transport qui sont les nôtres) ? Bref, à poursuivre. Fin de commentaire. Je m’en vais le tweeter, ou bien le relire, je ne sais pas encore…

  6. FredericLN dit :

    Très étonné de voir un bouton j’aime : 0 !!! J’ai fait changer ça tout de suite.

  7. Abcmoteur dit :

    Aaah j’avais déjà lu un blog avec ce ton qui fait sourire ! Article qui vaut, pour le coup, plus qu’un retweet ! ;)

    Et mention spéciale aux typologies de lecteurs, très, très bon ! :D

  8. Calembredain dit :

    Fichtre, quel pamphlet !, on sent qu’il y a du Zola, ou du Clémenceau dans les phrases assassines auxquelles s’adonnent l’auteur. Voilà une charge bien construite, bien instruite qui ne semble ni admettre le débat ni souffrir la contradiction : l’hypothèse de la débilité du lecteur étant posée, ce dernier ne peut se prévaloir d’aucune exonération, ou de cause étrangère à son inintelligence supposée. Ainsi, il ne nous viendrait pas à l’esprit que le lecteur préfère nettement s’adonner aux plaisirs de la lecture futile sur le net, et à la lecture rigoureuse sur papier, quitte à l’imprimer.

  9. Steve Zob dit :

    @Calembredain: dans les 2% mec ! fier ?

  10. Simon dit :

    Et les blogueurs qui réussissent le mieux dans cet exercice sont surtout passés maître dans l’art de broder … un peu dans le même goût je causais jadis de la ruée des blogs high-tech … http://www.tribords.com/?ruee-blogs-high-tech

  11. leo dit :

    Merci pour cet article rassurant. Depuis que le web est devenu accessible avec de gros boutons playschool call to action, une sorte de grand centre commercial, la masse y accède et veut donner son avis. Et la masse tire tout vers le bas… Quelle tristesse que de voir autant de bassesse dans un pays ou l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans… A ce rythme on aura bientot assez de chair a canon pour la 3e…

    Vivement un guide michelin ou gault et millau du web (j’ai pas dis wikio). Mais je vais me faire traiter de vilain élitiste…

  12. armand dit :

    J’aime le ton railleur et décalé de cet article qui, par ailleurs, est très intéressant. Je me suis souvent interrogé sur la pauvreté intellectuelle que l’on rencontre dans beaucoup de « tweets » ou de « blogs » ou de sites qui ne savent que donner le tournis aux lecteurs. En fait, je crois que, malgré tout, le résultat de tous ces ratages est malgré tout une réussite! Hé oui! Tout le monde apporte son grain de sel, à son niveau, veut faire preuve de sa différence, voire de son imagination, voire… d’autre chose peut-être? Mais c’est toujours plus vivant que d’entendre dans la rue: « b’jour! ç’va bien? -b’en oui! pourquoi k’ça irait pas, hein… » Je glisse rapidement sur la suite: beau temps, mauvais, vacances, enfants, rougeole et compagnie… » C’est pourquoi, je pense qu’il faut vraiment défendre ce qui passe pour une sclérose cervicale (!hum!) afin de pouvoir en rire au travers d’articles aussi bien argumentés. En espérant lire d’autres articles similaires, voire encore plus ironiques…
    Au fait, j’aime les polars et j’en parle ici: http://sun-club.poursin.fr
    A bientôt

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