Pourquoi votre Community Manager doit il être un stagiaire ?

[Par Maître Pourriture]

Aujourd’hui, les consommateurs, perfide masse grouillante sans conscience, ont acquis avec les médias sociaux un pouvoir d’expression susceptible de mettre au supplice les marques qui seraient restées prostrées dans une forme de mutisme. Leur image pourrait ainsi éclater avec fracas sur les sombres falaises de la révolte si elles venaient à ne pas agir à temps. Terrifiées par cette simple idée, et les exemples fleurissant ça et là, les entreprises portent un regard de plus en plus attentif à ces nouvelles plates formes et se lancent  à la recherche d’un catalyseur de consciences.

De tout temps, il est des métiers qui apparaissent tel un percepteur diabolique dans une brume mystérieuse et terriblement angoissante. Imprimeur, croque-mort, psychanalyste ou communiste, chaque époque réserve son lot de surprise, d’horreurs insondables.

Les médias sociaux ont ainsi porté en héros le métier de Communy Manager, spadassin des temps modernes arborant un rôle salvateur face à des consommateurs hérétiques vociférant leur haine, sorte de foule en colère des temps modernes livrant la marque à un bucher incandescent de rage. Il ne se passe pas un jour, pas une conférence sans que cette fonction ne soit abordée, décortiquée ou débattue à la manière d’un obscure décret sur l’euthanasie dans une assemblée gériatrique.

Que l’on soit une agence ou une entreprise, la question se pose. Doit sacrifier une partie de son budget dans le recrutement d’un salarié ceci dans l’unique but d’animer des discussions ou pouvons nous mettre en servitude de jeunes cerveaux malléables à un coût réduit ?

DÉFINISSONS LE « MÉTIER »

« Community Manager » est un néologisme, un nouveau métier apparu sur les forums de pré-pubères désocialisés accros aux jeux vidéo. Appelé à l ‘origine « modérateur », il arborait une connotation trop orienté « censure » : la modération. Pour les sombres agences telles que la notre, il devenait impossible de vendre une telle prestation à une entreprise tout en lui faisant l’apologie de la liberté d’expression consumériste et la nécessite d’engager un dialogue pérenne. Nous devions parler alors de « manager de communauté », qui plus est en anglais « communty manager » car cela lui donnait un caractère dogmatique, absolu, presque sacralisé.

Qui veut un Community Manager ?

Au delà d’une horde de créatures décérébré, l’entreprise appréhendera également dans le Community Manager une nouvelle manière d’aborder sa relation client, loin de ces merveilleux centres d’appel où l’on exploitait de manière philanthropique la misère du monde pour une poignée de deniers. Elle devra de ce fait s’engager sur la voie de l’échange, et ce dans une apparente éthique (brrr que ce mot me fait froid dans le dos).

Quantité de questions se posent à celui qui s’interroge : c’est quoi animer des communautés ? combien cela peut il rapporter de manière monétaire ? sur combien de temps ? est ce dangereux ? pourquoi les consommateurs veulent-ils s’exprimer ? pourquoi les ornithorynques sont des mammifères et pondent des œufs ?

Parce que c’est un métier nouveau, il est difficile d’en appréhender le sens premier comme il est difficile de savoir pourquoi les épileptiques n’aiment pas les mangas japonais. Les plus grands experts se sont prononcés sans jamais n’avoir vraiment réussi à s’accorder sur une définition claire et précise. Du fondateur fantasmagorique de Facebook au philosophe éclairé Frédéric Lefebvre, nul n’a sut identifier à ce jour avec précision sur ce qu’était réellement un Community Manager.

Il existe donc quantité de définitions toutes aussi avilissantes les unes des autres mais dont nous pouvons extraire quelques idées clés qui vous renforceront dans votre conviction d’exploiter un stagiaire.

  • D’après les ressources du terrifiant Etat Français :

Le community manager / animateur de communautés web est un expert des communautés web. Son rôle : fédérer une communauté d’internautes autour d’un intérêt commun et animer les échanges sur ce thème, tout en veillant au respect des règles de bonne conduite au sein de la communauté. Le community manager / animateur de communautés web a pour première mission de développer la présence de l’organisation dont il se fait le porte-parole (marque, association, personnalité…), sur les médias sociaux.

Mots clés :

Porte-parole : le Communtiy Manager n’est pas le cerveau de l’entreprise, il n’en est qu’un mégaphone qui va porter sa voix. Il est de ce fait un objet éphémère, une ampoule que l’on remplace une fois arrivée en fin de vie, un laquais à votre service qui va animer de communes communautés sur la base de votre ligne éditoriale.

Expert des Communautés Web : Un expert des communautés web n’est pas nécessairement ici dans notre cas un expert au sens sociétale, avec moult diplômes et un bagage professionnel digne d’un psychopathe autrichien. Est expert celui qui a de vagues notions d’animations et qui s’autoproclame comme tel, bref, n’importe qui capable de répondre à des consommateurs au travers des nouvelles technologies. Il n’y a pas de diplômes reconnus, les vrais experts agissent sur d’autres univers (consultants par exemple), n’importe qui pouvant donc être expert dès lors qu’il utilise les médias sociaux dans sa vie courante.

  • D’après un obscure Job Board dédié à des cadres diaboliques

Le community manager (animateur de communautés web) a pour mission de fédérer les internautes via les plateformes internet autour de pôles d’intérêts communs (marque, produits, valeurs…), d’animer et de faire respecter les règles éthiques de la communauté.

Mots clés

Fédérer les internautes : Ici également, point de notion de consommateurs ou de clients mais les internautes au sens large du terme. Qu’ils soient dans votre cible importe peu tant qu’ils seront massifs. Le Community Manager œuvre donc à créer de grosses communautés d’apparences, par des jeux concours ou des subterfuges divers.

Éthiques de la communauté : Une façon polie pour exprimer un subtil relent de modération à outrance. L’éthique ne correspond pas aux règles d’utilisation d’une plate-forme, mais bien à une norme imposée. Par exemple, s’il est plus éthique pour un croque mort d’enterrer ses clients que de les laisser choir dehors, il n’en sera pas de même pour un animateur dans un jardin d’enfant. L’éthique correspond à une vision sociétale ou sectorielle à un instant donné. A vous de la définir et de faire évoluer selon vos besoins.

  • D’après Letudiant.fr

Dans un grand article digne du prix Pulitzer faisant l’apologie du Community Management, le magazine Letudiant, probablement le magazine de référence pour ce qui est des stagiaires, nous dépeint la vision d’un expert :

Un bon community manager est « un animal un peu hybride », selon Emmanuel de Saint-Bon, fondateur de The Roxane Company, une agence d’e-réputation et de médias sociaux. Il doit à la fois maîtriser les réseaux sociaux, savoir écrire (avec style !), connaître le référencement naturel sur les moteurs de recherche et avoir une forte sensibilité marketing. En résumé, il doit aimer l’écriture et être capable de présenter un PowerPoint devant un client de l’agence. »

Mots Clés :

Animal un peu hybride : les stagiaires par définition ne sont pas à proprement parler comme appartenant au règne humain, et sont de ce fait plus ou moins apparentés à celui des canidés à qui l’on donne des ordres et que l’on va dresser pour créer des automatismes stimuli – réponses (voir l’exemple du chien de Pavlov). A un problème donné il doit exister une réponse donnée.

Aimer l’écriture et les Power Point : définition polie pour dire « jeune » ou « au fait des outils technologiques ». Quel étudiant aujourd’hui ne maîtrise pas la suite office ? Une raison de plus de préférer le stagiaire aux grabataires des sordides maisons de retraite.

  • La définition d’Acta Diurna version longue

Le Communtiy Manager exécute à la manière d’un canidé les actions pensées par sa direction visant à gonfler artificiellement des communautés en animant des échanges positif  avec une foule consumériste décérébrée ou en muselant les cerbères assoiffés de haine par une utilisation subtile du verbe et des outils numériques, ceci dans les limites imposées par une obscure charte d’utilisation qu’il a sciemment accepté au même titre que les conséquences juridiques et humaines pouvant l’amener à être conduit devant un tribunal ou crucifié sur la  place publique.

  • La définition d’Acta Diurna version courte

Le Community Manager est un stagiaire

POURQUOI UN STAGIAIRE

Avant toute chose, demandez vous pourquoi nombre d’entreprises usent-elles avec intelligence d’un stagiaire pour s’occuper des tâches du Community Manager. Par mansuétude pour de pédants arrivistes ?

Hugo

Hugo, l'un de nos stagiaires

Face au flot d’opacité d’identifier un rôle précis, de quantifier sur le longue terme clairement des résultats ou même d’appréhender avec la sérénité d’un enfant congelé le succès d’une opération, nombre d’entreprises se tournent vers de nouveaux miséreux à pressurer: les stagiaires.  Je note au passage avec une certaine fierté que l’esclavagisme moderne perdure mais que la terminologie désignant l’exploité se nomme dorénavant « Community Manager » et l’exploitant « Maître de Stage ». A chaque époque son vocabulaire.

Aujourd’hui, vous avez donc la possibilité d’abuser d‘une personne de manière totalement légale, les universités et grandes écoles devenant des zones tiers mondistes débitant un flux incessant de travailleurs qualifiés à moindre frais aisément exploitable. Vous aurez là une manne issue de la haute bourgeoisie ou de la basse classe prolétarienne, qui plus est non syndiquée. Un vrai régal.

Pour vous convaincre, trois points suffisent :

1 – La nature du poste : Prenez en considération que sur les médias sociaux, le Community Manager ne pense pas mais qu’il applique une stratégie définie en amont par une ligne éditoriale établie en conséquence. Tel un poisson pas né (excusez moi), il n’est que le dernier échelon d’une organisation parfaitement huilé, n’importe qui pouvant accomplir cette tâche ingrate.

2 – La nature du stagiaire : Le stagiaire est par nature jeune, au fait des technologies qu’il utilise dans sa misérable vie de tous les jours. Discussions sur Internet, amitiés de façades, échange d’immondes complaisances au travers d’un parangon de nombrilisme consensuel – exhibitionniste / voyeuriste -, la liste est aussi longue que les jambes d’un nain écartelé. Il est également facilement influençable, malléable et l’on peut lui faire miroiter un simple contrat de travail pour le stimuler (quel idiot).

3 – La nature du statut: Enfin le stagiaire ne coûte presque rien et a peu de droits, il est l’esclave parfait pour accomplir votre sombre besogne, au delà des traditionnelles tâches que l’on retrouve dans toute exploitation estudiantine, de la machine à café aux photocopies, en passant par le rognage de vos ongles de doigts de pieds incarnés.

LA REPRÉSENTATIVITÉ COMME PARADOXE

Qui dit stagiaire dit nécessairement machine à broyer l’âme humaine et donc laquais à remplacer sur du court terme. Hors, il va vous falloir penser sur le long terme, donner un rôle pérenne à un être éphémère.

Beaucoup de stagiaires, une seule identité

Immuable maître de la souffrance mettant en servitude de jeunes esprits immaculés, vous devrez penser votre communication dans le temps et l’espace en ayant à l’esprit qu’ils seront nombreux à arborer le blason de votre entreprise ou de votre agence. Dans la mesure où le stagiaire va être le visage humain protéiforme de votre machiavélisme, vous aurez la tâche d’imaginer une identification unique et stable.

Votre Community Manager ne devra donc pas s’identifier sous ses réels attributs administratifs (nom, prénom) mais endosser un rôle qui pourra être joué par ses malchanceux successeurs.

Ainsi vous aurez deux options :

  • Il s’affuble des habits de la marque : logo en guise d’avatar, nom de la marque pour son identifiant (exemple : Pompes Funèbres Jean Terre)
  • Il s’affuble d’un sobriquet : avatar type manga ou autre, prénom (exemple : Victor des Pompes Funèbres Jean Terre)

La première option revêt un caractère officiel mais distant là où l’autre se drape dans le manteau de la proximité avec ses aléas. Pour vulgariser, l’officiel diffuse de l’information là où la proximité répond à des questions.

Il est de ce fait très important d’intégrer dans sa stratégie, avant même de se lancer dans la prospection de l’être à exploiter, la façon dont on va habiller son Community Manager à la manière d’un enfant difforme et roux dont on souhaiterais cacher l’ignoble nature.

APPÂTEZ LE CHALAND

Avec l’avènement des médias sociaux et sa mythologie monstrueuse, nombre d’étudiants tentent l’aventure sur les chemins oniriques de la communication en ligne. Si la réalité risque d’ébranler leur raison, ils n’en demeurent pas moins ancrés dans une sorte douce illusion pour le métier de Communty Manager.

Vous n’aurez donc pas à chercher bien loin pour recruter facilement un laquais, un être à tourmenter. Cependant, le plus intéressant est d’attirer des personnes qualifiées (même si n’importe qui fera l’affaire) car plus intéressant à briser dans leur âme, dans leur amour propre, à les rabaisser. Nous évoquons « qualifiées » car soit parce que hautement diplômées ou soit parce qu’ayant un certain talent à animer des communautés lié à une forte expérience.

Enfin, votre annonce sera une bonne manière d’attirer le chaland mais également de présenter votre entreprise, d’influencer sur la vision extérieure de votre viabilité. N’oubliez jamais qu’une offre d’emploi c’est également de la publicité subtile.

Habillez vous de rigueur pour l'entretien de stage, sortez le grand jeu

Pour vous décrire, n’hésitez pas à vous positionner en leader, ou travaillant pour des leaders. N’ayez peur, nous sommes tous leader à une certaine échelle (monde, pays, ville, zone industrielle, bâtiment). Faites l’apologie de vos titanesques clients, comme Totaux ou Nestlo, les badauds pensant à une faute d’orthographe, ou sans les nommer, désignez les comme des « groupes internationaux » ou des « acteurs majeurs ». Le futur stagiaire pensera qu’il travaillera sur de monstrueux projets alors qu’il s’affairera à de basses besognes.

Un autre aspect à valoriser est celui de la proximité, présentez-vous par conséquence comme une entreprise ou une agence à taille humaine. Cet aspect sera un plus pour celui souhaitant apprendre ou gravir des échelons. En fait, il aura simplement moins de pas à faire pour vous apporter le café entre chaque bureau.

Enfin, les termes à employer pour lui faire croire qu’il aura un vrai travail : stratégie d’interaction digitale, reporting et veille des opérations de buzz, relation one to one avec des influenceurs, SMO Social Media Optimization

Une fois le chaland attiré, n’hésitez pas à vous repaitre de ses larmes, à lui faire comprendre qui est le maître. Un bon Community Manager est à la solde de son supérieur, c’est pourquoi un stagiaire est plus que jamais adapté, car plus facilement malléable, il n’osera prendre d’initiatives incongrues.

AFFIRMEz VOTRE AUTORITÉ

Comme dans tout stage il est important que vous affirmiez votre rôle de chef et rabaissiez le jeune larbin à un rôle qui est sien, sorte de canidé humanoïde, exécuteur de vos ordres.

La Pelle, la dernière alternative

Pour cela il existe la méthode en 5 points appelée « Infamie de YOG » du nom du perfide grand maître de la loge franc-maçonnique des Briseurs d’Âmes d’Occident (qui évidemment était un de mes disciples).

1 – Lorsque vous achetez quelque babiole onéreuse pour habiller votre maison, installer cet article, avec l’étiquette du prix visible, à côté du bureau de votre stagiaire pendant un certain temps. Vous avez l’argent, il a ses rêves.

2 – Lorsque vous vous absentez une semaine (vacances de préférences) revenez le vendredi soir 10 minutes avant la fermeture des bureaux encore affublé d’un short et d’une chemise type Carlos (le chanteur, par le terroriste).  Ouvrez la porte avec force et exclamez vous de manière théâtrale en pointant du doigt une infime erreur (orthographe par exemple) en hurlant une phrase de type : « Il y a une faute ici, heureusement qu’il y en a qui travaillent ici ». Puis claquez la porte avec fracas. Même en vacances, vous le surveillez. Il n’est rien, vous êtes tout, vous êtes Dieu, vous êtes omniscient.

3 – Affichez subtilement des signes ostentatoires témoignant votre appartenance à une obscure loge ou une secte tortionnaire d’animaux à poils raz pour insinuer vos relations des plus hautement placées. Vous êtes quelqu’un de privilégié, il n’est qu’un de vos privilèges.

4 – Amenez votre stagiaire manger avec vous, cela ne pourra que l’enthousiasmer. Une fois devant la porte d’un restaurant de luxe, indiquez lui de manière solennelle le fast-food le plus proche en pointant votre doigt vers une direction, puis entrez dans le restaurant. Vous ne vivez pas dans le même monde, vous êtes le chef, l’homme d’argent.

5 – Alors qu’il est censé avoir fini, attendez qu’il ai ramassé ses affaires pour lui donner une dernière tâche à effectuer qu’il ne pourra évidemment remplir qu’avec les logiciels présents à l’agence. Regardez le, souriez puis partez, vous avez finit votre journée. Gratifiez le d’un « bonne soirée, je compte sur vous pour demain matin à 9h sur mon bureau ». Vous avez un droit de vie et de mort sur sa frêle personne, il n’est qu’un larbin.

LE STAGIAIRE COMME PARATONNERRE

Nous ne le répèterons jamais assez mais le stagiaire est le bouclier idéal pour calmer les foules s’affairant à égratigner votre image sous prétexte que vous avez usé de votre droit à modérer leurs propos en les effaçant un à un ou abusé d’un stratagème qu’ils qualifieront de peu éthique (comme le fait de les insulter). N’oubliez jamais de mettre en avant votre stagiaire, de jeter en pâture sa réputation pour sauver les apparences, rappelez vous qu’une foule pense peu ou pas et qu’elle s’en prendra généralement au visible et non à l’indicible.

Proverbe Serbo-Portugais : Face à une Foule en colère ... livre leur ton stagiaire

Un stagiaire doit également être encadré de manière juridique afin de pouvoir être facilement traduit devant les tribunaux. Il doit signer une charte imposant des règles de conduite, ce qu’il doit faire ou ne pas faire, et qui l’engage comme principal responsable des échecs de votre stratégie en ligne auprès de vos clients ou de votre directeur.

Une fois de plus, par sa nature, le stagiaire représente un certain avantage en la matière de bouc émissaire facile à mettre sur le devant de la scène pour se dédouaner, chose dont vous aurez du mal avec un salarié syndiqué ou vous crucifiant devant des tribunaux de basses œuvres.

DERNIERS POINTS

  • Précautions

Enfin, importante prévention : votre laquais pourrait brandir le glaive sanglant de la vengeance son dernier jour, ou dans les derniers jours. Pensez bien à changer les mots de passe trois jours avant la fin de son stage et de confier le travail à un autre larbin.

Vous pourrez ainsi le placer uniquement sur des postes rébarbatifs afin qu’il comprenne qu’il ne fut rien de plus pour vous qu’un travailleur de bas étages et qu’il ne sera de ce fait jamais réellement embauché.

Vous pourrez esquissez un sourire plein de malice, à la manière d’un Rottweiler dans un asile psychiatrique.

  • Semez la désolation

Enfin, n’oubliez pas de briser sa jeune carrière comme on brise les genoux d’un nouveau né, soit par la mise à disposition d’un rapport savamment rempli, les cases « très mauvais » rutilantes d’encre aussi noirâtre que votre âme, soit par l’attitude désobligeante affichée lors de votre présence à sa soutenance, où votre dédain pour sa présentation et les questions dérangeantes auront une grave incidence sur sa scolarité. En tout point, n’hésitez pas à vous plaindre à ses supérieurs de son manque flagrant de professionnalisme. N’oubliez jamais qu’il pourrait un jour devenir votre concurrent, pensez bien à le mener sur les chemins de l’échec.

 

La semaine prochaine je vous apprendrais à faire des tartines aux huitres avec des lattes de parquets.

Maitre Pourriture

À propos de Maitre Pourriture

Maître Pourriture est un stratège web ascendant scorpion redouté et jalousé par ses pairs qui ne cesse de forcer l’admiration de tous de par son esprit machiavélique brillant. Spécialiste de la servitude humaine et du droit qu’il ne cesse de réinventer, il maîtrise avec excellence le don de palabrer avec les yeux et d’observer avec la bouche. Il aurait participé aux pires souffrances de l’histoire de l’occident, comme les Yorkshires
Cette entrée a été publiée dans Communication, Médias Sociaux. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

21 réponses à Pourquoi votre Community Manager doit il être un stagiaire ?

  1. Adrienne dit :

    Je suis convaincue par ce long, brillant et croustillant argumentaire.

    En conséquence de quoi, exerçant le métier hybride et curieux de community manager, sans être stagiaire et ayant même dépassé la trentaine (horreur !), je m’en vais de ce pas présenter ma démission à mon patron, mon dieu, mon idole, et chercher un tendre et doux stagiaire qui pourra mieux que moi servir les stratégies de mon entreprise.

    Merci de m’avoir ouvert les yeux, Ô Maître Pourriture ! :-)

  2. seodenuit dit :

    Sont cools vos articles mais beaucoup trop longs…
    N’oubliez pas que la lecture web… c’est du survolage… ;-)

  3. AL dit :

    Il y a une faute au point 5 de « Affirmez votre autorité » avoir fini s’écrit sans t à la fin!
    Heureusement qu’il y a des stagiaires qui lisent et qui veillent ;) !

    Excellent article!

    Précision : je suis stagiaire en web-marketing mais pas CM!

    • Maitre Pourriture Maitre Pourriture dit :

      Merci pour votre remarque, Hugo vient d’être amputé d’un oeil pour sa négligence. Vous devriez revoir votre statut avec votre Maître de Stage, il doit y avoir un problème

  4. koala nasty dit :

    Quelle cruauté, j’ai la nausée.

    (Ceci dit, vous n’avez pas évoqué les délices d’une équipe de community managers ; quand vous en avez plusieurs, c’est encore plus drôle car vous pouvez les mettre en concurrence et les voir se battre et se rejeter la faute ; quoi qu’ils aient fait, il y a toujours une faute à reprocher)

    • Maitre Pourriture Maitre Pourriture dit :

      Très bonne remarque, nous nous sommes trop focalisé sur un, c’est vrai. Mais vous pourriez aller plus loin, en recrutant parmi eux un handicapé qui lui aura vos largesses …

  5. ravier dit :

    Et dire que je recherche une chaine en ce moment, mais quelles belles lyres Oh maitre pourriture.

  6. Kaes dit :

    Le vrai problème réside dans la définitions des rôles du community manager (CM) selon moi.

    Si l’article soulève des points intéressant, je pense que le rôle du CM va bien au delà.
    Si on parle d’un simple modérateur, en revanche je suis complètement d’accord.

    A mon sens, le CM se doit d’être plus qu’un stagiaire, à savoir un vrai webmarketer croisé d’un infographiste avec des bases en codage. Le tout avec une pointe d’humanité, afin de rendre les profils sociaux interactifs, et beaucoup de créativité.

    Si ça t’intéresse, je t’invite à me donner ton avis sur la définition que j’en fais ici http://goo.gl/ILmea afin de faire avancer le shmilblik ;)

    Très bon article ^^

  7. b.info dit :

    Non, au contraire, ces articles longs sont parfaits.
    Continuez comme ça je vous en prie, quelle plume…

    PS : Ces situations, c’est du vécu !!

  8. betty dit :

    Je suis community manager stagiaire mais je pense ouvrir une baraque à frite vous en pensez quoi ?

    • Docteur Enfoirus Docteur Enfoirus dit :

      Vous pourrez toujours à votre tour recruter des stagiaires pour qu’ils retirent à la main les frites de l’huile bouillante, amusant de ce fait vos clients et vous évitant d’investir dans un équipement trop onéreux.

  9. Nicolasrcd dit :

    Bonjour,

    Je ne te suis pas complètement. Tu oublies le fait qu il existe différents niveaux de Community Management.
    Pour un simple travail de modération, animation, un stagiaire suffit, ok.
    Par contre, tu sembles l’ignorer mais certains CM sont intégrés a la recommandation stratégiques et se posent en véritables consultants.
    Toi, tu as retenu du CM, le mec qui poste bêtement des statuts et passent sa journée sur Facebook.
    Article un peu long finalement pour oublier de traiter la moitié du sujet.

    • Docteur Enfoirus Docteur Enfoirus dit :

      Hum, le Communtiy Manager, par son nom, ne fait que manager des communautés. Comme si être professeur de piano c’était donner des leçons de tir au fusil sur vieux, … A chaque métier ses fonctions …

  10. Tanguy dit :

    Juste : j’adore !
    Etant dans le même cas qu’Adrienne (le top de l’ignoble, un gars qui fait entre autre dans le « CM » depuis 10 ans et en plus adore toujours ça, bref irrécupérable) j’ai adoré cette lecture pleine de bon sens et des références de profils que l’on croise (hélas) encore parfois dans de sombres agences de notre bien belle capitale dont je ne donnerais pas le nom (enfin si, paiement Paypal accepté).

    Encore! Encore! :)

  11. Ben dit :

    Diantre !

    Stagiaire que je suis, me serai je fat dupé par mon entreprise ?!

    Merci ! Merci ! de m’ouvrir les yeux !

    Un follower de plus, un !

  12. Pedroïde dit :

    Désespérant … Au sens propre du terme…
    Evidemment à prendre au 47,5°, à moins qu’il n’y ait une vocation de subtil manipulateur menant les foules à leur perte derrière… J’hésite encore…

    Probablement un ancien Community Manager lui-même exploité en son temps, ce maître pourriture…En tout cas le fameux verbe qui distille habilement les colères refoulées en témoignent…
    Mais de très belles phrases, sans aucun doute.

  13. Pedroïde dit :

    témoigne *

    pardon :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>